lundi 13 mai 2013

HOLGER CZUKAY


Holger Czukay, de son vrai nom Holger Schüring est un musicien allemand né le 24 mars 1938 à Dantzig (actuellement Gdańsk, en Pologne), connu pour avoir été le co-fondateur du groupe de Krautrock Can. 

En 1963, il devient l'élève du compositeur Karlheinz Stockhausen, avec qui il étudie jusqu'en 1966 pour donner quelques cours à son tour. Il s'intéresse dès lors un peu au rock, avant de changer radicalement lorsqu'un élève lui joua I Am the Walrus, fameuse chanson des Beatles. Cela le conduisit à s'intéresser de plus près aux artistes de rock expérimental, tels que les Velvet Underground et Frank Zappa.

Il fonde Can en 1968. Il travailla sur quasiment tous les enregistrements du groupe, se chargeant également des compositions, en plus de son rôle de bassiste.

Quand Rosko Gee, ex-bassiste du groupe Traffic, rejoignit le groupe en 1977, Czukay fut littéralement mis à l'écart, ne participant plus qu'aux travaux d'enregistrements. Il quitte finalement le groupe la même année, se lançant dans une carrière solo.

Il enregistre alors un grand nombre d'albums, sur lesquels il expérimente le sampling, devenant ainsi un des pionniers de cette technique. Il a également collaboré avec un nombre considérable d'artistes, tels que U.N.K.L.E, Brian Eno, Eurythmics et en particulier sur de nombreux albums de Jah Wobble et David Sylvian, deux jeunes musiciens anglais s'intéressant de près aux méthodes expérimentales du sampling. 

DISCOGRAPHIE :

- Canaxis (1969) (avec Rolf Dammers)
- Movies (1979)
- Persian Love (1979)
- Biomutanten / Menetekel, avec Conny Plank (1981)
- On the Way to the Peak of Normal (1981)
- Full Circle (1982)
- Snake Charmer (1983)
- Der Osten Ist Rot (1984)
- Rome Remains Rome (1987)
- Plight and Premonition, avec David Sylvian (1988)
- Flux and Mutability, avec David Sylvian (1989)
- Radio Wave Surfer (1991)
- Moving Pictures (1993)
- Clash (1998)
- Good Morning Story (1999)
- La Luna (2000)
- Linear City (2001)
- The New Millennium (2003)
- Time and Tide (2007)
- 21st Century (2007)

Voir aussi : CAN

ÉCHANTILLONS SONORES
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"Canaxis" (1969)
(album complet)
Holger Czukay & Rolf Dammers

"Hollywood Symphony"
(album "Movies" - 1979)

"My Persian Love"
(album "Persian Love" - 1979)

"Jaki Liebezeit"
(tiré de ; "Full Circle" - 1982)
Holger Czukay & Jah Wobble

"Blessed Easter"
(tiré de l'album : "Rome Remains Rome" -1987)

"La Luna" (An Electronic Night Ceremony) (2000)
(album complet)

"Bankel Rap"
(vidéo)

dimanche 12 mai 2013

WALLENSTEIN


Le groupe Allemand "Wallenstein" était un groupe de rock progressif "expérimental" des années ‘70, qui a ensuite été associé au mouvement Krautrock.

Wallenstein a été fondée à l'été de 1971 par Jürgen Dollase, sous le nom initial (et "martial") de "Blitzkrieg". Jürgen Dollase, originaire de Vierse, était alors un jeune et ambitieux étudiant en art (à l'Académie des Arts de Düsseldorf).

Dollase avait déjà été formé à la musique classique, en jouant le piano, et la contrebasse, et il avait joué quelques petites formations jazz.

Parce que le nom Blitzkrieg était déjà utilisé par un groupe d’Angleterre (ayant d’ailleurs été souvent mal orthographié "Blitzkreig" par la presse musicale britannique), et parce que le nom était loin d'être politiquement correct pour les étiquettes de l'époque de disques allemands, le groupe change son nom pour celui de "Wallenstein".

Dès ses débuts Wallenstein se démarque sur la scène rock par son style jazzé, expérimental excentrique, et une petite touche "cosmique". Le premier album est une sélection des enregistrements de la période "Blitzkrieg" 1971, sortie sous le nom de Wallenstein en 1972. Déjà un incontournable. Presque aussitôt, le 2ème album apparait coup sur coup, "Mother Universe", qui place aussitôt le groupe parmi les meilleurs groups de rock progressif en Allemagne ; à cette époque où naissaient plusieurs groupes de ce genre. Aussitôt, Wallenstein récidive avec un de ses meilleurs album "Cosmic Century" qui paraît début de 1973. Mais on parle toujours de rock dans le style purement « progressif ».

Avec "Stories, Songs and Symphonies", paru en 1975, Wallenstein commence à explorer de nouvelles avenues, et de nouvelles sonorités. Moins "progressif", plus expérimental, "classique" et "folk".

Suivra en 1977 "No More Love", où Wallenstein, d’une certaine manière fait ses adieux au rock progressif.

En 1978, c’est le bouleversement ! Dollase remplace tous les membres de la formation! Cette fois Wallenstein prend radicalement une nouvelle direction. Wallenstein fera dorénavant de la "dance musik".

Aussi, en raison de leurs performances dans le ZDF diffusion Disco avec Ilja Richter en 1979, le groupe atteint la 17ème place dans les charts allemands avec leur single "Charline".

Subséquemment, le titre "Don’t Let It Be" de l'album "Blue Eyed Boys" qui paraît aussitôt en 1979, devient aussi un gros hit... Au détriment de sa contribution au monde du rock progressif ou du krautrock, Wallenstein connaîtra ici le sommet de sa carrière avec "Charline" et "Blue Eyed Boys" (surtout du point de vue commercial). Il sera dorénavant classé parmi les groupes "discos". 

Au début des années ’80 Wallenstein fait paraître encore les albums "Fraüleins" (1980) et "SSSSS...TOP" (1981), mais sans parvenir à obtenir autant d’attention du public et obtenir autant de succès. De Mars à Juin 1981 Wallenstein par en tournée, le groupe s'est finalement démantelé en 1982.

DISCOGRAPHIE :

- Blitzkrieg (recorded in 1971, released in 1972)
- Mother Universe (1972)
- Cosmic Century (1973)
- Stories, Songs & Symphonies (1975)
- No More Love (1977)
- Charline (1978)
- Blue Eyed Boys (1979)
- Fräuleins (1980)
- SSSSS…TOP (1981)

ÉCHANTILLONS SONORES
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"Manhatten Project"
(tiré de l’album : Blitzkrieg – 1971) 

"Mother Universe" (1972)
(Album complet)

"Silver Arms"
(tiré de l’album : Cosmic Century - 1973)

"Stories, Songs & Symphonies" (1975)
(Album complet)

"Charline"
(tiré de l’album : Charline – 1978)

jeudi 18 avril 2013

LA DÜSSELDORF


La Düsseldorf est un Allemand groupe qui est né et a émergé de la vague du krautrock en 1975. La Düsseldorf a été formé après la séparation du groupe Neu! Qui faisait paraitre son dernier album en 1975. La Düsseldorf naissait aussitôt.

La Düsseldorf est formé de l’ex membre des Kraftwerk et ex batteur, multi-instrumentaliste de Neu! Klaus Dinger et d’autres membres collaborateurs occasionnels de Neu! Thomas Dinger (chant, percussions) and Hans Lampe (percussions, électronique)...


Ils ont dès lors produit une suite d'albums fort appréciés des adeptes de la krautrock et de la musique de la nouvelle vague allemande, précurseur de la  "new wave".

Ils ont eut une grande influence sur les musiciens de la vague "new wave" et sur le courant de post-punk dont la musique industrielle...mais aussi sur des musiciens phares aussi importants que Brian Eno et David Bowie. Davd Bowie est allé jusqu’à affirmer que La Düsseldorf était le "soundtrack" idéal des années ’80.

La musique unique de La Düsseldorf se démarque à plusieur niveau... D’abord elle fusionne la musique krautrock (rock progressif, expérimental), la musique minimaliste-répétitive, et l’electro-kraut. Et surtout, Klaus Dinger impose un nouveau genre, un nouveau rythme, avec le style dit "motorik", qui force la musique à s’étendre sur de longues pièces se développant de manière à soutenir l’attention autant que la transe... Le plus souvent des pièces instrumentales, plus ou moins minimaliste et répétitives... On pourrait aussi se permettre une caricature en disant que cette musique donne l’impression que l’on est dans une voiture rutilante ou un train et qu’on voit le décors se dérouler devant nous... Cette idée de train ou de véhicule qui avance à toute vitesse est laissant voir un décors qui se défile a aussi très fortement influencé Bowie (qui est proche de plager) à partir de son album Station to Station, et ensuite avec son fameux projet de la "Trilogie Berlinoise" ("Low", "Heroes", "Lodger"). Qui démontre a quel point Bowie est fasciner par ce qui se passe en Allemagne, et à quel point il y a puisé son inspiration à tous les niveaux... (voir aussi : "Ashes to Ashes" : le look piqué à Conrad Schnitzler et Klaus Nomi).

Mais d’une manière ont doit certainement à des ambassadeurs comme Bowie, Eno, d’avoir initié le monde à ce genre de musique et d’avoir initié à cette musique la génération qui allait faire naître la New Wave, qui est un genre qui doit beaucoup au krautrock et à des groupes comme Neu! et la Düsseldorf.

En 1976, donc, La Düsseldorf propose un premier album au titre éponyme, et ce sera tout de suite un hit! Les partisans de la krautrock considéreront tout de suite cet album comme un des sommets de ce genre. Mais encore plus étonnant il deviendra en Europe un hit dans certaines station radio, et même se mêlera à la vague disco et autre musique des boites de nuit...

Enfin, l’album "La Düsseldorf" a eut une réputation qui franchit les frontière, ce qui est rare pour les albums de rock allemand. En vérité, on parle ici d’un album légendaire... Parce que marquant, et absolument innovateur... Il marque certainement la fin d’une époque, où le rock se faisait conservateur, et il marque le début d’une nouvelle époque révolutionnaire qui verra naître, la vague punk et la new wave.

En 1978, La Düsseldorf récidive avec l’album "Viva"... Un album qui était très attendu et qui poursuit l’aventure entreprise avec le premier album dans un univers "kraut", mais "avant-gardiste" ou la musique répond essentiellement à cette fameuse rythmique "motorik", qui est ni plus ni moins "la marque de commerce" de La Düsseldorf.

En 1980, c’est au tour de l’album Individuellos, qui semble, aussi curieusement que cela puisse paraître, être un album qui cherche à s’aligner délibérément sur le style « new wave »... Ce genre que le groupe a lui-même fait naître !

En 2006, l'album CD "Mon Amour", conçu à l'origine en 1983, et qui devait paraitre à l’époque comme étant l’album "La Düsseldorf 4". (Déjà en 1985, ce disque avait été publié en LP / CD – sous le titre de Néondian, ce qui explique que les dernières éditions le propose sous le titre de "Néondian/Mon Amour").

Alors que se déroulait les contingents avec le 4ème album de La Düsseldorf, le groupe concocte un autre album qui paraîtra en 1989, il s’agit de "Bleu", un album vraiment à part des autres, qui nous invite à imaginer ce qu’aurait pu être La Düsseldorf si l’expérience se serait prolonger dans les années ’90... Mais Bleu a été conçu comme la fin d’un voyage... La Düsseldorf se retire en beauté.

Les 2 derniers albums ont été beaucoup moins connus car ils ont souffert d’une mauvaise distribution et n’ont pas eut beaucoup de tribune... Mais ils sont à découvrir...

D’autres enregistrements de La Düsseldorf existent, aussi réalisés entre 1983 et 1986... Ils sont à la source de beaucoup de malheureux déboires qu’à du subir le groupe... Ces problèmes qui ont nuit ;a la publication de nombreux enregistrements de La Dusseldorf résulte d’une collaboration du groupe avec avec Damo Suzuki et Nils Kristiansen pour leur projet d’une série d’enregistrements au studio 1-A. En 1986, Damo Suzuki a bloqué la publication de tous les enregistrements produits avec lui. Cet épisode fut une épine dans le pied de la Düsseldorf... Depuis la réédition de leur 4ème album "Mon Amour", il y a plusieurs pourparlers en ce qui concerne ces enregistrements non encore publiés...

Thomas Dinger est décédé le 9 Avril 2002 son frère Klaus le 21 Mars 2008.

DISCOGRAPHIE :
- La Düsseldorf (1976)
- Viva (1978)
- Individuellos (1980)
- Blue (1989/1999)
- Neondian (Mon Amour) (2006)

ÉCHANTILLONS SONORES
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"La Düsseldorf " (1976)
(album complet)

"Viva" (1978) 
(album complet)

"Individuellos" (1980) 
(album complet)

"Arms Control Blues"
(Tiré de l’album "Blue" -1989)

mercredi 17 avril 2013

NEU!


NEU! (« nouveau! » en allemand, prononcé [nɔɪ] [noy]) était un groupe de rock allemand, représentatif de ce que la presse appela le Krautrock. Le groupe fut principalement actif entre 1971 et 1975. Il connut un petit succès commercial à son époque, mais a à son acquis d'avoir influencé beaucoup de musiciens, dont les Sex Pistols, David Bowie, Stereolab, Joy Division, Gary Numan, Ultravox, Simple Minds ainsi que la scène de musique électronique.

Neu! s'est formé en 1971 d'une scission de la première formation de Kraftwerk, le groupe de musique électronique de Düsseldorf, dont les premiers enregistrements étaient produits par Conny Plank. Le batteur Klaus Dinger avait rejoint Kraftwerk pendant l'enregistrement de leur premier album homonyme. Le guitariste Michael Rother fut ensuite recruté pour la finition de l'album (il avait joué dans un groupe local - The Spirits of sound - dont le batteur Wolfgang Flür allait lui-même rejoindre Kraftwerk deux ans après). Le fondateur de Kraftwerk, Ralf Hütter, quitta le groupe à ce moment et pendant six mois, Kraftwerk fut constitué de Klaus Dinger, Michael Rother et Florian Schneider. Ce trio fit quelques concerts sporadiques et apparut dans l'émission allemande Beat Club. 

Les essais d'enregistrement au studio de Conny Plank étaient un échec ("une différence de tempérament" confiera plus tard Michael Rother), Klaus Dinger et Michael Rother s'en allèrent montrer leur propre projet : Neu! Florian Schneider rejoignit Ralf Hütter et le duo continua à enregistrer le second album de Kraftwerk sous la houlette de Conny Plank. 

Le premier album éponyme de Neu! ne se vendit pas en très grande quantité selon les références actuelles - bien que 30 000 exemplaires représentent beaucoup pour un groupe de ce genre - mais est maintenant reconnu comme un chef d'œuvre par des artistes aussi influents que David Bowie, Brian Eno et Thom Yorke de Radiohead. 

La musique de Neu! se veut une synthèse des avant-gardes de l'époque, entre musique répétitive et industrielle, le tout étant exécuté dans une urgence punk avant l'heure. Les pochettes des albums, avec leurs allures de réclames pour des produits de grande consommation, annoncent d'ailleurs les futurs courants du design des années 1980. Klaus Dinger martelle sa batterie et donne une pulsation métronomique à l'ensemble, sur lequel Michael Rother pose ses boucles d'harmonies, parfois calmes et appelant à la relaxation, ou évoquant un malaise littéralement post-industriel, fabriqué avec des sons de machines rappelant l'usine. Le deuxième album de Neu!, baptisé tout simplement Neu! 2, reprend le même schéma que le premier, mais le résultat est moins abouti, le groupe ayant eu des difficultés à joindre les deux bouts en studio, et étant finalement obligé d'inclure des plages de précédents morceaux en accéléré, pour pallier le manque de temps. Un des titres de cet album, Super 16, version ralenti de Super, a été utilisé dans la bande originale du film Kill Bill de Quentin Tarantino. C'est avec le troisième album, Neu! 75, que la musique de Neu! prend toute son ampleur, les morceaux suivent les mêmes directions que sur le premier album, mais atteignent cette fois un haut niveau de composition et de production.

Membres :
Klaus Dinger (1971-1975, 1985-1986) — batterie, voix, guitares & claviers
Michael Rother (1971-1975, 1985-1986) — guitares, voix & claviers
Conny Plank (producteur et ingénieur du son)

Collaborateurs :
Thomas Dinger (1975) — batterie
Eberhard Kranemann (1972) — basse
Hans Lampe (1975) — batterie
Uli Trepte (1972)

DISCOGRAPHIE :

- Neu! (1972) et notamment "Negativland"
- Neu! 2 (1973)
- Neu! 75 (1975)
- Neu! 4 (1995)
- Neu! '72 Live In Dusseldorf (1996)

ÉCHANTILLONS SONORES
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"Neu!" (1972)
(Album complet)

"Neu! 2" (1973)
(Album complet)

"Neu! '72 Live In Dusseldorf"
(Album complet)

lundi 8 avril 2013

CLUSTER & ENO


Les musiciens de Cluster (et le producteur Conny Plank) se sont joints à Brian Eno pour plusieurs projets en collaboration (exemple Harmonia, Liliental...). À la fin des années ’70 paraissent deux albums légendaires de nos amis complices : "Cluster & Eno" et "After the Heat", chef-d’œuvre de la "kraut" musik, et de la musique "ambient". Aussi, deux albums qui auront une grande influence sur les musiciens des générations à venir...

"Cluster & Eno" est le titre du premier album issu de leur collaboration en 1977. On y retrouve aussi la collaboration de musiciens comme : Holger Czukay à la basse, Okko Bekker à la guitare et Asmus Tietchens au synthétiseur.

Assez semblable aux albums de Cluster, mais proposant cette fois la plus parfaite osmose... En marge de tous les genres existants ! Musique d’ambiance minimaliste, hors du commun! Décidément, cet album représente la gemme pure de la musique kraut. Le résultat après épuration et opérations alchimiques ! Très certainement un chef-d’œuvre! Ce disque est une suite de tableaux exquis, une suite de fenêtres qui s’ouvrent sur des paysages toujours inédits, une suite de pièces aux atmosphères envoutantes, littéralement magiques... Cet album est un incontournable de la discographie ! Un des plus beaux disques de tous les temps, tous genres confondus !

"After the Heat" est le 2ème album de cette inespérée collaboration entre Brian Eno, Dieter Moebius et Hans-Joachim Roedelius (de Cluster). Comme pour le précédent album, "Cluster& Eno", "After the Heat" a été aussi réalisé avec l’aide de Conny Plank, ce producteur légendaire du mouvement "krautrock". Holger Czukay vient joue seulement sur la pièce "Tzima N'Arki", mais sur "After the Heat", il n’y a pas d’autres musiciens que notre trio et Plank.

Le titre "Tzima N'Arki" contient une piste vocale inversée, dont une partie comprend le refrain de la chanson de Brian Eno "King's Lead Hat" (tiré de l’album "Before and after Science"), lui-même un anagramme du terme "Talking Heads", nom du groupe avec qui Brian Eno travaillait durant cette période. Pour Eno, "After the Heat" marque la fin d’une ère, et le début d’une nouvelle ! L’année de 1977 marque l’accession de la nouvelle vague dite de la "New Wave", un courant musical duquel les Talking Heads seront parmi le chef de file.

"After the Heat" donc, "Après la Chaleur". Il paraît sous le nom de « Eno, Moebius, Roedelius ». Cet album cherche à faire le pont entre le kraut, et les musiques à venir... C’est à la fois un testament, la dernière célébration d’un genre, et l’annonce d’une nouvelle ère... Et cette annonciation se concrétisera, car c’est précisément à ce moment que la musique prend subitement de nouvelles directions, multiplie les tendances et se voulant chacune pour être l’avant-garde (new-wave, disco, punk, minimaliste, répétitive, industrielle, etc...). 

Une des particularités de l’album "After the Heat" c’est qu’on y entend Brian Eno chanter! ("Broken Head", "Belldog", "Tzima N'Arki").

Après 1978, plus rien ne sera jamais pareil dans le merveilleux monde de la musique rock et pop... Eno deviendra pratiquement un membre des Talking Heads, et produira entre autre U2. Pour Eno, donc, cet album est un rituel de passage...

Pour Cluster, il s’agit aussi d’un point tournant, mais à d’autres point de vus... Leur carrière se poursuit avec l’album "Grosse Wasser" (1979), "Curiosum" (1981). On remarque chez ses deux musiciens une grande sagesse dans l’évolution... Ils suivent un cheminement qui leur permet de s’accomplir, et au détriment des modes et ils sont toujours fidèles à eux-même. Pour exemple, Roedelius n’a cessé d’être Roedelius et de se distingué.

Cela dit, Eno, Moebius et Roedelius sont tout trois des musiciens qui se distinguent, qui ont leur "signature". Avec ces deux albums, on a la réunion au sommet de trois musiciens innovateurs de génie ! Le  "nec plus ultra". Tout comme pour l'album"Cluster & Eno", ce disque est à placer au sommet de la discographie. Il dépasse toutes attentes! 

N.B. : D’autres enregistrements provenents des sessions Eno, Cluster Plank, sont parut sous l’appellation Eno, Roedelius, Moebius, (Plank) : "Oldland" (1979-1982), "Begegnungen" (1984) et "Begegnungen II" (1985), qui sont en vérité des albums créés à partir d'enregistrements faits ici et là entre 1977 et 1983 par le trio.


ÉCHANTILLONS SONORES
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"Cluster & Eno"  (1977)
(album complet) 

01 -Ho Renomo 00:00
02 -Schöne Hände 05:11
03 -Steinsame 08:17
04 -Für Luise 12:30
05 -Mit Simaen 17:35
06 -Selange 19:08
07 -Die Bunge 22:43
08 -One 26:31
09 -Wehrmut 32:52


"After the Heat"  (1978)

"Oil"
(tiré de l’album : After the Heat - 1978) 

"Foreign Affairs"
(tiré de l’album : After the Heat - 1978) 

"Light Arms"
(tiré de l’album : After the Heat - 1978) 

"Broken Head"
(tiré de l’album : After the Heat - 1978) 

"The Belldog"
(tiré de l’album : After the Heat - 1978) 

"Tzima N'Arki"
(tiré de l’album : After the Heat - 1978)

dimanche 7 avril 2013

HARMONIA


Harmonia était un groupe de musique expérimentale allemand, fondé par Michael Rother (membre de Neu!), Hans-Joachim Roedelius et Dieter Moebius (membres de Cluster).Brian Eno en a été membre en 1975-76.

En 1973, Hans-Joachim Roedelius et Dieter Moebius s'installent dans le village de Forst pour y construire leur propre studio. Ils y enregistrent deux albums avec Michael Rother, sous le nom d'Harmonia : "Musik von Harmonia" (1974) et "Deluxe" (1975).

Pour Julian Cope, ces deux albums font partie du "Top 50 du krautrock". Les trois musiciens effectuent une tournée qui donne lieu à un enregistrement live, Live 1974, qui paraît en 2007.

En 1975, Harmonia entame de nouveaux enregistrements avec Brian Eno, qui le cite comme "le plus important groupe de rock du monde". Avant la fin des enregistrements, Michael Rother abandonne le groupe pour entamer une carrière solo, et l'album ne paraît qu'en 1997, sous le titre Tracks and Traces.

Harmonia se reforme en 2007 avec Roedelius, Moebius et Rother, et joue en ouverture du festival Worldtronics à la Haus der Weltkulturen de Berlin, le 27 novembre.


DISCOGRAPHIE :

- Musik von Harmonia 1974
- Live 1974
- Deluxe 1975
- Tracks & Traces  1976

ÉCHANTILLONS SONORES
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"Watussi"  (1974)
(Tiré de l’album : "Musik von Harmonia" - 1974) 

"Dino"  (1974)
(Tiré de l’album : "Musik von Harmonia" - 1974) 

"Veterano"  (1974)
(Tiré de l’album : "Musik von Harmonia" - 1974) 

Monza (1975)
(tiré de l’album "Deluxe" - 1975) 

"Notre Dame" (1975)
(tiré de l’album : "Deluxe" - 1975) 

"Tracks & Traces" (1976)
(album complet) 

"Veteranissimo"
(Tiré de l'album : "Live 1974")